La commission prête à créer une nouvelle vague de migrants pour résoudre la crise du lait

Depuis la libéralisation du marché du lait en 2009, le prix du lait payé aux producteurs en Europe à chuté de près 44%. La fermeture du marché Russe pour cause d’embargo n’a évidemment pas arrangé les choses. La première réponse de la commission a été d’acheter massivement du lait pour soutenir les cours. Ce lait a été transformé en poudre en attendant des jours meilleurs. Aujourd’hui les cours ayant légèrement remonté elle s’apprête à les remettre sur le marché en réalisant une belle plus value.

Devant la colère des producteurs la commission s’en tient à son dogme ultra-libéral et refuse de re-réguler le marché. La solution selon elle est de trouver de nouveaux marchés à l’exportation. Et c’est là que de nombreuses ONG dont SOS Faim et Oxfam tirent la sonnette d’alarme. Selon elles, le principal nouveau marché pour ces surplus sera l’Afrique. Le prix de vente des produits Européens sera plus bas que celui des producteurs locaux qui n’arriveront plus à écouler leurs produits. Ceux-ci finiront donc par mettre la clef sous le paillasson et grossir les rangs des migrants ruraux venant vers les centres urbains. Or vu le taux de chômage déjà élevé au sein de ceux-ci, nul doute que l’autre rive de la Méditerranée finira par les attirer.

Des migrants africains récupérés par l’armée Irlandaise au large de Tripoli. Crédit photo: Irish Defence Forces sur flickr

De telles pratiques ne sont malheureusement pas neuves. Par exemple, depuis de nombreuses années, l’Europe exporte son surplus de volaille en Afrique à des prix subsidiés, tuant la production locale. Une aberration économique, environnementale, mais aussi politique, à tel point qu’Oxfam n’hésite pas à décrire la politique Européenne en matière agricole comme l’un des freins principaux à une croissance économique saine sur le continent Africain.

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