Régler sa dette nationale en liquide : la Belgique a une solution incroyable !

Le problème de la dette, un problème infini et insolvable ? Et bien, il semblerait que pour certains pays éclairés, dont Cuba, l’Écosse ou encore le Belgique, l’on pourrait atteindre le bout du tunnel plus vite que prévu. Juste un peu de courage et des solutions innovantes.

Ce matin, la Belgique se réveille avec encore et toujours la même gueule de bois : Le budget de la sécurité sociale belge dérape encore de 2 milliards d’euros, malgré les économies drastiques (et souvent injustes) infligées aux belges par la coalition de droite au pouvoir. Peine perdue, ce n’est toujours pas suffisant, il faut encore couper. Mais où ? Pour la droite cela semble évident, les chômeurs, malades, écoliers et autres “assistés” coûtent encore trop chers. Pourtant une poignée d’économistes de la nouvelle génération proposent des solutions innovantes qui pourraient résoudre le problème insolvable du “trou de la sécu” et de la dette en général, en quelques années seulement. Voici comment.

Une fois de plus, c’est l’île de Cuba qui nous vient avec une solution alternative innovante aux dictats du néolibéralisme et de son désormais inconditionnel « TINA » (There Is No Alternative)1 à l’austérité. Face aux problèmes de la dette insolvable des pays en voie de développement, la petite île des Caraïbes propose tout simplement de rembourser sa dette avec une de ses richesses les plus précieuses : son rhum ! Payer avec des richesses que l’on maîtrise et possède afin de s’affranchir de l’esclavagisme financier des pays occidentaux ? Ce ne sera bientôt plus un rêve mais bien une réalité !

Explications par l’exemple : A court de liquidités, La Havane a proposé à la République tchèque de lui rembourser sa vieille dette avec des marchandises, dont du rhum, a révélé vendredi le ministère des Finances tchèque. “La partie cubaine a présenté une liste de matières premières… (incluant) plusieurs marques de rhum” » selon un communiqué reçu à l’AFP. Et le plus grand quotidien tchèque Dnes de citer la vice-ministre des Finances Lenka Dupakova « estimant que le remboursement en rhum cubain est “une option intéressante”. “Il s’agit de marques relativement inconnues qui pourraient être bonnes à lancer sur le marché“.

La voie de l'émancipation ?
Crédit Photo: d’après puyol5 et Smabs Sputzer sur flickr

Le quotidien souligne que la République tchèque – un pays se distinguant par le taux de consommation de bière par habitant le plus élevé du monde – avait importé l’an dernier 892 tonnes de rhum cubain pour deux millions d’euros. Si la dette entière devait être remboursée avec cette boisson, les Tchèques disposeraient d’une réserve pour 130 ans à venir. Une opportunité gagnant-gagnant pour ces deux pays aux liens historiques étroits.

 

Le cas cubain fera-t-il jurisprudence ?

Si la transaction aboutit, et elle est bien partie pour aboutir, le cas pourrait faire jurisprudence pour les autres pays, notamment les pays exportateurs d’alcool.

Cas emblématique, la Belgique et sa production de bière (récemment inscrite au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco). Quand on sait que la dette publique, « au sens de Maastricht », s’élevait fin juin 2015 à 372 milliards d’euros soit 109,2% du PIB et qu’elle constitue un point d’achoppement des différentes législatures belges depuis des dizaines d’années, la piste du houblon fermenté est à présent prise au sérieux.

Il n’y a qu’à voir les chiffres pour s’en convaincre. Chaque année, la Belgique a produit près de 20 millions d’hectolitres (hl) de nectar houblonné dont 14 millions sont destinés à l’exportation (le reste étant consommé sur place par les touristes à Bruxelles, Brugge, Gand et Pairi Daiza). Le chiffre d’affaire à l’exportation est de 2,5 millions d’€ selon le groupement Belgian Brewers. Avec une croissance de 2,5% par an du chiffre d’affaire, et une augmentation de 64% des exportations intra UE et… tenez-vous bien… 973% des exportations hors UE, le montant de la dette pourrait être couvert dans les 47 ans, seulement grâce à la vente de bières. Et ça tombe bien, même la traditionnelle « Pils » traditionnellement réservée aux populations locales est diminution de consommation. Quand on connaît les liens économiques privilégiés qu’entretient le Royaume de Belgique avec des pays grand amateur de bière et de luxe comme le Luxembourg, l’Inde ou les Emirats-Arabes-Unis, il devient tout à fait possible de régler une bonne fois pour toute le problème de la dette, et par effet boule de neige, relancer l’investissement dans les secteurs publics, pour l’emploi, la santé… le tout en seulement un demi-siècle. Bref, de quoi sacrifier une ou deux générations tout au plus, mais relancer l’amélioration du niveau de vie pour nos petits-enfants… Exactement comme ce qu’il est en train de se passer à Cuba ! La récente publicité mondiale faite par la NASA à nos bières trappistes grâce aux chercheurs de l’Université de Liège rend le moment particulièrement propice.

 

Dette ou alcool, il faudra choisir

Bien entendu, pour mettre en œuvre un tel plan, il faudra un peu de courage politique, la plupart des partis n’étant pas prêt à sacrifier l’accès au divin breuvage, surtout en période de fêtes. Et même dans les rangs des chantres de l’annulation de la dette on est sceptique quant à la raréfaction de la disponibilité en bière au nom du remboursement de la dette. Pas sûr que ça fera plaisir… Certains pourraient même retourner leur veste. Pour rappel, Olivier Bonfond du CADTM (Comité d’action pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde) disait il n’y a pas si longtemps : “Culturellement, il est acquis que chacun doit rembourser ses dettes, par honnêteté. Mais il peut être légitime de ne pas les rembourser”, en rappelant que “le droit international stipule que les droits humains sont supérieurs aux droits des créanciers. Par ailleurs, les dettes qui ont été contractées dans le cadre d’un abus de confiance, par un signataire incompétent, par pression ou encore dans un jeu de corruption, doivent être déclarées illégales et annulées.” Bref, si la solution existe, elle serait encore loin de faire consensus.

Et de conclure par un expert financier qui préfère garder l’anonymat « Ne pressons pas les choses, Cuba a beaucoup de chose à nous enseigner, mais attendons de voir ce que vont faire l’Irlande et l’Ecosse avec leur stock de Scotch… ».

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