Pour diminuer le chômage, l’Angleterre teste le salaire négatif

Ça ressemble à une blague de mauvais goût, mais c’est tragiquement vrai. Depuis les drastiques réformes de l’ère Thatcher, l’Angleterre déborde d’idées pour rendre son économie encore plus « flexible ».

Comme depuis plus de 20 ans le « miracle » économique néolibéral n’en est pas un et que l’économie n’arrive pas à créer suffisamment d’emplois de qualité, tant le gouvernement que les entreprise se doivent d’innover en trouvant de nouvelles techniques pour forcer les entreprises à embaucher.

Au Royaume Uni, près de 1 million d’employés sont déjà engagés sur des contrats dit à « zéro heure ». Il s’agit de contrats de travail dans lequel l’employeur peut à chaque instant décider si son employé travaille ou non. Par exemple, le vendeur du Burger King, McDonald’s ou Domino’s pizza peut n’être payé que quand des clients sont présents dans le restaurant, et non rémunéré pour les heures sans service.

Cette année, une nouvelle mode pousse le bouchon encore plus loin. En effet, plusieurs chaînes de restaurants forcent leurs employés à payer pour travailler. En échange d’obtenir de l’expérience pour construire leur CV, les serveurs inexpérimentés se retrouvent régulièrement à la fin de la journée à donner de l’argent à leurs patrons en échange du privilège de servir leurs clients. La raison ? Les travailleurs doivent rendre un certain pourcentage de leurs ventes à leur manager, qui se révèle régulièrement inférieur au montant des pourboires reçus.

Un cercle vicieux bien entendu, puisque les patrons ayant la possibilité d’engager des serveurs qui paient pour travailler n’ont aucune envie d’en payer d’autres. Bienvenue au paradis du plein emploi et de la flexibilité !

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