Il a raison: “l’argent pour la politique, c’est comme la pédophilie pour l’église”

Il a quelques jours le politicien Belge Rudy Demotte créait l’émoi en déclarant “Les partis politiques ont un peu le lien à l’argent que l’Eglise a à la pédophilie.” Suite à cette phrase, la presse s’est mise à hurler au scandale, la twittosphere Belge (Francophone) est en feu, tout le monde condamnant unanimement les propos de l’imprudent. Et si il avait raison?

De bonnes intentions trahies par la loi du silence

Le parallèle n’est en effet pas dénué de sens. L’église tout comme le parti socialiste dont est issu le malheureux Demotte ont tout deux de nobles intentions. La grande majorité de leurs membres adhèrent de manière sincère aux valeurs défendues par ces deux organisations. Le même raisonnement peut s’appliquer en France où il existe très certainement des Gaullistes intransigeants qui considèrent que l’argent public ne doit pas servir d’argent de poche à leur famille. Mais voilà, des (quelques?) brebis galeuses viennent couvrir toutes ces bonnes causes de boue par leurs actions. Mais alors que (presque) tout le monde connaissait ces agissements coupables, la position officielle a été le silence. Malgré les cris d’horreur poussés par les dirigeants devant l’accumulation des mandats et des richesses de certains élus il ne fait aucun doute qu’ils étaient au courant depuis longtemps. De timides mesures avaient même été mises en place dans le cas auquel se réfère l’ingénu Demotte. Il en va de même pour les scandales de pédophilie au sein de l’église. Plutôt que de faire le ménage, on a couvert, on s’est tu.

Négation de la nature humaine

Si l’on pousse le parallélisme un pas plus loin, on peut même conclure que l’origine du mal est la même. L’église et les partis politiques ont niés une composante essentielle de la nature profonde de l’humain: le sexe pour l’une et l’appât du gain pour l’autre. Tout deux ont cru (ou ont fait semblant de croire) que la dévotion à la cause de leurs membres suffirait à gommer leurs besoins essentiels.

Et tant qu’ils n’auront pas reconnu l’origine du mal qui les ronge, les solutions qu’ils tenteront de mettre en place seront vouées à l’échec. Quand on sait que le premier ministre Belge gagne moins que n’importe quel dirigeant d’entreprise d’une taille raisonnable, il est évident que la diminution des revenus des politiques ne résoudra pas les problèmes liés à l’argent.

Les cas de corruption se suivent et se ressemblent, et les plaintes s’enlisent dans les sables de l’oubli

Des solutions osées

Quelles solutions alors ? Continuons notre parallèle. Dans le cas de l’église, l’auteur de cet article est convaincu que l’abolition du célibat des prêtres résoudrait une grande partie du problème de pédophilie. Après tout, certains prêtres sont aujourd’hui dans une démarche de transparence sur le sujet, et cela ne semble plus faire grand scandale. Dans le cas des politique, peut-être faudrait-il réfléchir sur leurs modes  de rémunérations. Par exemple, au lieu d’hypocritement donner un montant d’apparence modeste aux élus, montant que chacun compense dans la plus pure légalité par le biais de mandats externes, cabinets de conseils, conférences ou rémunération de conjoints, on pourrait s’asseoir autour d’une table et discuter du réel salaire nécessaire pour engager de vrais élus à plein temps, tout en rendant strictement illégale toute rémunération externe.

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